Mindset et confiance en soi

Comment désencombrer concrètement son espace (et son esprit)


Moins de choses, plus de clarté

Nous vivons dans une société où l’on valorise encore trop souvent l’accumulation : plus de vêtements, plus d’objets, plus d’outils, plus de « au cas où« . 

Pourtant, derrière cette abondance matérielle se cache parfois une grande fatigue mentale. 

Notre environnement immédiat (notre maison, notre bureau, notre sac à main) agit comme un miroir de notre état intérieur. 

Un espace encombré peut créer une sensation d’oppression, de surcharge, de perte de contrôle. 

À l’inverse, un espace ordonné, allégé de tout superflu, apaise notre esprit, clarifie nos idées et libère notre énergie.

Je me souviens très bien du moment où j’ai ressenti pour la première fois ce besoin urgent de désencombrer

C’était un dimanche matin d’hiver. 

Je cherchais un document important dans une pile de papiers entassés sur mon bureau depuis des semaines. 

Au bout de 20 minutes de recherches infructueuses, j’ai fondu en larmes. 

Ce n’était pas ce papier qui me manquait, mais une sensation de maîtrise sur ma vie. 

Ce jour-là, j’ai ouvert tous mes placards, j’ai vidé les tiroirs, trié les objets, jeté, donné, vendu. 

Et au fur et à mesure que je libérais l’espace physique autour de moi, je sentais mon esprit s’alléger, mes pensées s’éclaircir, mon stress redescendre.

Ce que j’ai compris ce jour-là, c’est que désencombrer, ce n’est pas juste ranger. 

C’est faire de la place pour respirer, choisir, rêver. 

Cela m’a ouvert une voie vers plus de clarté, de paix intérieure et de liberté d’action.

Dans cet article, j’ai envie de partager avec toi une méthode concrète, bienveillante et progressive pour désencombrer ton espace matériel tout en allégeant ton esprit. 

Car je suis convaincue que chaque objet inutile retiré est une pensée de moins à entretenir, un pas de plus vers une vie plus simple, plus alignée, plus libre.


Comprendre le lien entre désordre et charge mentale

Avant même de sortir les sacs poubelles ou de vider les tiroirs, il est essentiel de comprendre pourquoi le désordre nous pèse tant, au-delà de la simple gêne visuelle. 

Le désordre est un facteur insidieux de stress, et l’accumulation d’objets matériels est souvent le reflet de nos émotions, de nos peurs et de nos blocages intérieurs.

1. Le poids invisible des objets

Chaque objet que nous possédons n’est pas neutre. 

Même s’il dort dans un placard, il occupe de l’espace… et de l’attention. 

Il faut le ranger, le nettoyer, s’en souvenir. 

Pire, certains objets provoquent de la culpabilité silencieuse : cette robe achetée trop chère et jamais portée, ce livre qu’on “devrait” lire depuis deux ans, ces équipements de sport qu’on n’utilise pas.

Des études en psychologie environnementale, notamment celles menées par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), ont montré que le niveau de cortisol (l’hormone du stress) est plus élevé chez les personnes vivant dans un environnement encombré

Le désordre visuel sollicite sans cesse notre cerveau qui doit trier les informations, même inconsciemment. 

Résultat : fatigue mentale, agitation, baisse de concentration.

Autrement dit : plus nous avons d’objets autour de nous, plus notre cerveau travaille… pour rien.

2. L’accumulation, symptôme de nos peurs

Derrière notre difficulté à jeter ou à trier, il y a souvent des peurs bien ancrées :

  • La peur du manqueEt si j’en avais besoin plus tard ?« ).
  • La peur de faire une erreurJe vais regretter si je le jette« ).
  • La peur de perdre une partie de soiCe souvenir fait partie de mon histoire« ).

Ces pensées sont puissantes… mais souvent infondées. 

L’objet que l’on garde “au cas où” est rarement réutilisé. 

Et nos souvenirs ne sont pas enfermés dans des babioles, mais bien dans notre mémoire et dans les récits que nous partageons.

Je propose souvent un petit exercice à mes lectrices :
Écrire les phrases que l’on se répète au moment de jeter quelque chose. 

Tu seras surpris(e) de voir à quel point ces pensées reviennent d’un objet à l’autre: preuve que le problème n’est pas matériel, mais bien mental.

3. Désencombrer pour faire de la place au neuf

Désencombrer, c’est bien plus que faire du rangement. 

C’est une manière de dire : je choisis ce que je garde dans ma vie.

Ce processus libère non seulement de l’espace physique, mais aussi de l’espace mental, émotionnel, et même symbolique. 

On allège le présent pour ouvrir la voie à un futur plus clair.

J’ai remarqué qu’après chaque grande phase de tri dans ma maison, de nouvelles idées, de nouveaux projets, voire de nouvelles relations entraient dans ma vie. 

Comme si le vide créé permettait à quelque chose de nouveau d’émerger.

Le tri devient alors un acte de transformation intérieure

On décide de ne plus être défini(e) par des objets passés, mais par ce que l’on choisit consciemment d’emmener avec soi pour construire une vie plus alignée, plus simple, plus sereine.


Méthode pas à pas pour désencombrer son intérieur

Désencombrer peut paraître comme une montagne insurmontable. 

On ne sait pas par où commencer, on a peur de tout retourner sans finir. 

Et pourtant, avec une méthode simple, progressive et bienveillante, on peut alléger son espace sans stress… et même avec un certain plaisir !

1. Commencer petit pour éviter l’épuisement

Vouloir tout trier d’un coup, c’est le meilleur moyen de se décourager. 

Le secret ? 

Commencer petit, mais commencer. 

Une simple étagère, un tiroir, une pile de papiers : chaque petit pas compte et donne de l’élan.

Je recommande souvent la méthode des 15 minutes par jour :

  • Choisir une zone précise (tiroir de salle de bain, panier à courriers, boîte à souvenirs).
  • Régler un minuteur sur 15 minutes.
  • Trier sans se disperser, et s’arrêter quand le temps est écoulé.

Ce temps limité réduit la fatigue mentale et permet d’éviter de procrastiner. 

Et au fil des jours, l’effet cumulé devient impressionnant.

Un autre exercice simple et ludique : le défi des 27 objets à donner/jeter en 7 jours.

Chaque jour, repère dans ta maison 3 à 5 objets dont tu peux te séparer. 

Ça va vite, et on prend goût au tri.

Objectif : enclencher une dynamique positive sans pression.

2. La règle des 3 questions

Quand on hésite à garder ou jeter, ces trois questions sont de précieuses alliées

Elles obligent à se positionner honnêtement :

Est-ce que je l’utilise ?

Si cet objet n’a pas été utilisé depuis un an, il y a de fortes chances qu’il ne serve plus jamais.

Est-ce que je l’aime vraiment ?

Suscite-t-il de la joie ? 

Si non, pourquoi rester attaché(e) à un objet neutre ou négatif ?

Est-ce que je le garderais si je déménageais demain ?

Cette question permet de prendre de la hauteur. 

Si on ne souhaite pas l’emmener dans un nouveau départ, alors il n’a probablement plus sa place chez soi aujourd’hui.

Ces questions forment un filtre simple mais puissant. 

Elles nous reconnectent à l’essentiel et à la fonction de chaque objet dans notre vie actuelle (et non dans une vie passée ou fantasmée).

3. Catégoriser pour décider : garder / donner / vendre / recycler

Une fois que la décision est prise pour chaque objet, il faut organiser le tri avec clarté. Pour cela, prépare à l’avance quatre contenants distincts :

  • À garder (à ranger immédiatement à sa vraie place)
  • ♻️ À donner (aux amis, à des associations, via des applis)
  • 💰 À vendre (objets de valeur ou en bon état)
  • 🗑️ À jeter / recycler (objets cassés ou inutilisables)

En France, il existe de nombreux moyens pratiques pour ne pas jeter inutilement :

  • Vinted : vêtements, déco, petits objets.
  • Leboncoin : meubles, électroménager, livres, jouets.
  • Geev : donner gratuitement à des particuliers (application solidaire et locale).
  • Emmaüs, La Croix Rouge, Ressourceries : dépôt direct ou collecte possible dans certains cas.

Truc personnel : j’ai un “panier de transit” à la maison, où je place les objets dont je ne suis pas encore certaine. 

Si je ne les ai pas utilisés ou réclamés dans les 30 jours, c’est qu’ils peuvent partir.

Résultat : on crée de l’ordre, on évite les décisions précipitées et surtout, on redonne vie à des objets qui dormaient.


Désencombrer son esprit en parallèle

Désencombrer son intérieur, c’est déjà un grand pas. 

Mais pour que le soulagement soit durable, il est essentiel de faire le tri aussi dans sa tête

Pensées en boucle, surcharge mentale, décisions à prendre, sollicitations permanentes… notre cerveau est souvent saturé. 

Pourtant, il existe des moyens simples et puissants de retrouver clarté et sérénité.

1. Faire le vide dans ses pensées

Le désordre ne se voit pas toujours : parfois, il est mental

On repousse des décisions, on oublie des tâches importantes, on rumine des conversations passées. 

Ces “boucles mentales ouvertes” créent du bruit intérieur, même si on ne s’en rend pas compte.

Une méthode que j’utilise régulièrement : le brain dump.

Le principe est simple :

  • Prendre une feuille (ou une page numérique, mais de préférence manuscrite),
  • Écrire sans filtre tout ce qui nous encombre l’esprit : idées, tâches, soucis, envies, projets, questions,
  • Ne pas chercher à trier tout de suite. L’objectif est d’évacuer.

Cet exercice permet de libérer de l’espace mental, comme si l’on vidait un sac trop rempli.

Ensuite, on peut classer ce qui a été écrit: à faire, à déléguer, à abandonner… ou simplement à exprimer.

Astuce personnelle : j’intègre un mini “brain dump” dans mon rituel du dimanche soir. 

Cela m’aide à démarrer la semaine avec l’esprit plus léger.

2. Prendre de vraies pauses sans écran

On pense souvent se reposer… en scrollant. 

Pourtant, notre cerveau reste sollicité : images, notifications, sollicitations sociales. 

Ce n’est pas une vraie pause.

Pour désencombrer son esprit, il faut s’offrir des temps de silence et de vide.

Voici quelques rituels simples mais puissants :

  • 5 minutes de respiration consciente le matin ou avant un rendez-vous stressant : s’asseoir, fermer les yeux, respirer profondément.
  • Marche sans téléphone, dans un parc, un quartier calme, sans podcast, sans musique.
  • Écriture libre : chaque matin ou soir, écrire ce qui vient, sans objectif, pour “vider” son esprit.

Ces moments permettent de se recentrer, d’entendre ses vraies pensées et émotions. 

On s’autorise à “ne rien faire”… ce qui est fondamental pour mieux faire ensuite.

Objectif : faire de la place à l’intérieur, retrouver une respiration mentale.

3. Simplifier son emploi du temps

On peut aussi désencombrer son agenda comme on désencombre un placard

Car parfois, ce n’est pas le manque de temps, mais le trop-plein de sollicitations qui crée la fatigue.

Étapes pour alléger son emploi du temps :

  • Identifier les tâches inutiles ou peu utiles : ce que l’on fait par habitude, obligation sociale ou peur de dire non.
  • Déléguer ce qui peut l’être, même à petite échelle (en famille, au travail, dans ses projets).
  • Dire non, ou “pas maintenant”, avec bienveillance.

Exemple personnel : j’ai longtemps accepté toutes les sollicitations pour “rendre service” ou “ne pas décevoir”. 

Mais cela m’épuisait. 

Aujourd’hui, je pratique le “non choisi” : je préserve mon énergie pour ce qui compte vraiment.

Autre levier puissant : créer des routines allégées.

Moins de décisions à prendre = moins de charge mentale.

Exemples :

  • Menus planifiés à l’avance,
  • Tenues prêtes la veille,
  • Tâches récurrentes regroupées (batch cooking, batch administratif…).

Résultat : un quotidien plus fluide, des journées moins saturées et un mental plus clair pour les vrais projets.


Les bénéfices durables du désencombrement

Désencombrer son intérieur et son esprit n’est pas un simple effet de mode ou un geste ponctuel. 

C’est un véritable levier de transformation durable, avec des effets concrets sur notre qualité de vie, notre bien-être mental et même nos finances. 

Une fois ce processus engagé, c’est toute notre manière de vivre qui s’allège, s’épure et s’ouvre à de nouvelles possibilités.

1. Moins de stress, plus de clarté

Une maison désordonnée, ce sont des distractions visuelles constantes

Chaque objet hors de sa place, chaque pile de papiers oubliée sur un coin de table envoie un signal à notre cerveau : “tu as encore quelque chose à faire”. 

Cela nourrit une agitation mentale permanente.

En psychologie environnementale, plusieurs études (dont celles de l’Université de Californie à Los Angeles – UCLA) ont montré que les personnes vivant dans un espace encombré ont des niveaux de cortisol plus élevés (l’hormone du stress). 

À l’inverse, un environnement rangé favorise la détente et la concentration.

Personnellement, je le ressens dès que je prends 20 minutes pour remettre de l’ordre dans mon espace de travail. 

Mon esprit devient plus clair, mes idées plus nettes, et je suis naturellement plus motivée à passer à l’action.

Résultat : on se sent plus serein(e), plus léger(e), plus ancré(e) dans le présent.

2. Un gain de temps et d’argent

Moins d’objets, c’est aussi moins de ménage, moins de rangement, moins d’entretien

Chaque objet que l’on possède demande de l’attention. 

En réduire le nombre, c’est récupérer du temps pour soi.

Le désencombrement permet également de retrouver plus facilement ce dont on a besoin

Fini le temps perdu à chercher ses clés, son chargeur ou ses papiers administratifs.

Côté finances, c’est une révélation : on achète moins parce qu’on devient plus conscient de ses besoins réels. 

On évite les achats en double ou impulsifs.

C’est un effet boule de neige :

  • Moins de possessions → moins de dépenses → plus d’épargne ou d’investissements.
  • Moins de frustration → plus de satisfaction → moins de tentation de “combler” par l’achat.

Beaucoup de frugalistes le vivent ainsi : désencombrer, c’est consommer moins mais vivre mieux.

3. Un cadre propice à de nouveaux projets

Lorsque l’on désencombre, on ne fait pas que jeter des objets. 

On redevient acteur de ses choix. 

On décide de ce que l’on garde, pourquoi, et ce que l’on veut changer dans sa vie. 

Ce processus libère une énergie insoupçonnée.

Se libérer du superflu, c’est aussi créer de l’espace physique et mental pour accueillir de nouveaux projets : un changement de carrière, un déménagement, une retraite plus légère, une reconversion…

Témoignages :

  • Sophie, 52 ans, a fait un grand tri dans sa maison avant de déménager en province. Ce tri a été le point de départ de sa reconversion en céramiste. “J’ai jeté les objets, mais aussi les anciennes croyances sur ce que je ‘devais’ faire de ma vie.”
  • Marc et Laurence, jeunes retraités, ont désencombré avant de partir voyager. “On a tout vendu, tout trié, et on est partis avec deux valises. On n’a jamais été aussi libres.

Le tri matériel agit comme un déclic intérieur

Il nous pousse à nous poser des questions essentielles : 

Qu’est-ce qui compte vraiment pour moi? 

À quoi ai-je envie de consacrer mon espace, mon énergie, mon temps ?


Conclusion : Le début d’un nouveau souffle

Désencombrer, ce n’est pas simplement faire le ménage. 

C’est amorcer une transformation intérieure, une reconquête de son espace, de son temps et de sa paix mentale. 

Ce processus ne demande ni grands moyens ni bouleversements radicaux : il commence par un geste simple.

Pourquoi ne pas commencer dès aujourd’hui ? 

Prends cinq minutes pour trier ton sac, vider un tiroir ou jeter cette boîte oubliée au fond du placard. 

Ces petits pas, répétés, créent une dynamique puissante. 

On ne s’en rend pas compte tout de suite, mais chaque objet en moins, c’est un peu de charge mentale en moins.

Et surtout, rappelle-toi que le désencombrement est un chemin, pas une destination. 

Il ne s’agit pas de viser un intérieur parfait ou “instagrammable”, mais de retrouver un lieu et un esprit dans lesquels tu respires mieux. 

Ce n’est pas une injonction à tout jeter, mais une invitation à choisir ce que tu veux vraiment garder, matériellement et émotionnellement.

Je serais ravie de lire tes expériences :

Quelles sont tes astuces pour désencombrer ?

As-tu déjà vécu un déclic en faisant le tri?

Partage tout cela en commentaire, ça enrichit notre réflexion commune.

Dans mon livre « Je change de vie à plus de 50 ans et prends le chemin de la liberté financière… », je raconte comment le désencombrement (aussi bien matériel que mental) a été une des premières étapes de ma transformation. 

Faire de la place chez moi, c’était aussi faire de la place à une nouvelle version de moi-même.

Je te donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel article :
« Comment simplifier son quotidien pour mieux profiter de la vie »,
où je t’expliquerai comment alléger tes routines, tes choix et ton organisation pour te concentrer sur l’essentiel.

Je te souhaite la réussite dans toutes tes entreprises et te dis à bientôt…,
Bree 


Bree

Changer de vie! En route vers la liberté financière, géographique et temporelle...

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