Avouons-le : nous avons tous déjà repoussé une tâche importante en nous disant « je le ferai demain ».
Paradoxalement, ce sont souvent les choses qui comptent le plus (lancer un projet, remplir un dossier, prendre une décision financière) que nous remettons à plus tard.
Nous préférons parfois céder aux distractions immédiates, comme scroller sur notre téléphone ou ranger un tiroir, plutôt que de nous attaquer à ce qui pourrait réellement transformer notre vie.
Je me souviens d’un épisode marquant : il y a quelques années, j’ai repoussé pendant des semaines le moment de faire un dossier administratif crucial.
Chaque jour, je me disais « je m’en occupe demain », jusqu’au jour où il était trop tard et où j’ai perdu une opportunité précieuse.
Non seulement j’ai ressenti de la frustration, mais aussi une énorme culpabilité.
Ce retard n’était pas dû à un manque de temps, mais à un mélange de peur et d’auto-sabotage.
C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience que la procrastination n’était pas un simple manque d’organisation, mais un vrai mécanisme psychologique.
C’est précisément ce que je veux explorer avec toi dans cet article : pourquoi nous procrastinons, comment comprendre nos blocages, et surtout, quelles stratégies concrètes nous pouvons mettre en place pour passer à l’action sans attendre le «bon moment»… qui n’arrive jamais.
Avant de pouvoir vaincre la procrastination, il est essentiel que tu comprennes pourquoi tu tombes dans ce piège.
Ce n’est pas une question de paresse, comme on pourrait le croire.
La procrastination est bien plus subtile : elle cache souvent des peurs ou des blocages invisibles qui t’empêchent d’avancer sereinement.
Quand tu repousses une tâche importante, ce n’est pas parce que tu n’en es pas capable, mais parce que ton cerveau cherche à éviter un inconfort.
Ce peut être :
C’est ce qu’on appelle un biais psychologique : ton cerveau privilégie le plaisir immédiat, même si cela te coûte cher à long terme.
La procrastination n’apparaît pas de manière aléatoire.
Si tu observes bien, tu verras qu’il y a des types de tâches spécifiques qui déclenchent ce mécanisme.
Pour certains, c’est l’administratif.
Pour d’autres, ce sont les projets longs, abstraits, ou trop complexes.
Je t’invite à faire un petit exercice : prends un carnet et, pendant une semaine, note les moments où tu repousses une tâche.
Inscris aussi pourquoi tu l’as fait : étais-tu fatigué(e) ?
Est-ce que la tâche était floue ?
Est-ce que tu avais peur du résultat ?
Ce simple suivi va t’aider à repérer les schémas qui nourrissent ta procrastination.
Et maintenant, le point le plus important: arrête de culpabiliser.
La procrastination est un comportement humain normal, lié à notre fonctionnement psychologique.
Ce n’est pas une fatalité, et tu n’as rien à te reprocher.
Si tu passes ton temps à te juger (« je suis nul(le), je n’ai aucune discipline »), tu renforces le cercle vicieux :
plus de culpabilité = plus de stress = plus de procrastination.
La clé, c’est d’adopter une approche constructive et bienveillante :
La procrastination peut sembler comme une montagne infranchissable, mais la bonne nouvelle, c’est qu’on ne l’affronte pas d’un seul coup.
Tu peux la déconstruire petit à petit, avec des actions simples mais puissantes.
L’idée est de reprendre le contrôle, non pas en cherchant à tout révolutionner, mais en avançant un pas à la fois.
Souvent, tu repousses une tâche parce qu’elle te paraît énorme, lourde, impossible à démarrer.
Mais si tu la découpes en morceaux minuscules, elle devient soudain gérable.
C’est la méthode des petits pas.
Oublie l’idée des 200 pages à produire.
Commence par une phrase par jour.
Puis une page.
Puis un chapitre.
Plutôt que de viser « tout nettoyer », commence par un tiroir, une étagère ou simplement la table basse.
Chaque micro-action enclenchée est une victoire mentale.
Elle te donne de l’élan pour passer à la suite.
Tu sais ce qui nourrit la procrastination ?
Le flou.
Quand tu ne sais pas exactement ce que tu dois faire ni pour quand, tu repousses.
La solution : te fixer des objectifs précis.
Utilise la méthode SMART, adaptée à ton quotidien :
Exemple : « Je termine la présentation vendredi à 18h » est mille fois plus efficace que « je dois avancer sur la présentation ».
Tu n’as pas besoin d’applications compliquées ou d’agendas sophistiqués.
Les outils les plus efficaces sont souvent les plus basiques.
Pas 10, pas 20.
Juste 3.
Si tu les accomplis, tu auras la satisfaction d’avoir avancé sans te sentir écrasé(e).
Tu évites ainsi le multitâche et les dérives.
Tu relances ton énergie sans t’épuiser.
Ces techniques te donnent un cadre rassurant et transforment tes journées en étapes claires, plutôt qu’en un flou écrasant.
Tu peux avoir toutes les méthodes d’organisation du monde, mais si tu manques d’énergie ou de motivation, la procrastination reprend le dessus.
C’est comme vouloir avancer en voiture sans carburant.
Alors voyons comment entretenir ce moteur intérieur.
Chaque tâche en apparence banale prend une nouvelle dimension quand tu la relis à un objectif plus grand.
C’est ton “pourquoi”, ta boussole personnelle.
Si tu te rappelles que ce geste te rapproche de ta liberté financière, il devient porteur de sens.
Rattache cette action à ton objectif de mieux manger, avoir plus d’énergie et économiser pour ton prochain voyage.
Ton “pourquoi” transforme une corvée en une étape vers la vie que tu veux vraiment.
Ton environnement influence directement ta capacité à passer à l’action.
Si tu travailles au milieu du bruit, des notifications et du désordre, ta volonté sera vite mise à mal.
Quelques ajustements simples :
Ces rituels envoient un signal à ton cerveau : « maintenant, c’est le moment de me concentrer ».
Ton environnement devient alors ton allié au lieu de te saboter.
Souvent, tu ne vois que ce qui reste à faire… et tu oublies tout ce que tu as déjà accompli.
Résultat : tu te décourages.
Or, célébrer tes avancées, même petites, nourrit ta motivation.
Même si c’est « j’ai trié mes mails » ou « j’ai appelé le médecin », ça compte.
Ces célébrations créent une dynamique positive.
Tu passes du cercle vicieux « je ne fais rien → je culpabilise → je fais encore moins » au cercle vertueux « je fais un pas → je suis fier → je continue ».
La procrastination, ce n’est pas seulement une question de méthode : c’est surtout une affaire d’état d’esprit.
Tu peux avoir le meilleur planning du monde, si ton regard sur l’action reste bloqué dans de vieux schémas, tu risques de retomber dans le piège.
C’est donc dans ta manière de penser le temps, les efforts et les erreurs que tout se joue.
Une des grandes causes de procrastination, c’est la quête du parfait.
Tu attends le bon moment, les bonnes conditions, la bonne inspiration…
Résultat : tu repousses encore et encore.
La clé, c’est d’adopter la philosophie “fait vaut mieux que parfait”.
Demande-toi : qu’est-ce que je peux faire maintenant, même si ce n’est pas parfait ?
Tu verras que cette question te libère immédiatement.
Tu n’as pas besoin de te transformer en militaire pour avancer.
L’autodiscipline peut être douce et bienveillante.
L’idée est de créer des routines automatiques qui ne demandent plus d’effort de décision.
Petit à petit, tu relies certaines actions à ton quotidien, et elles deviennent naturelles.
Ce n’est plus une lutte : c’est une habitude.
Soyons honnêtes : tu rechuteras.
Tout le monde procrastine à un moment ou à un autre.
La différence, c’est la manière dont tu réagis.
Au lieu de t’auto flageller (« je suis nul(le), je n’y arrive jamais »), apprends à te dire :
« Ok, j’ai décroché… et alors ? Je peux reprendre maintenant. »
Le vrai secret, c’est la rapidité avec laquelle tu te remets en marche.
Ce n’est pas l’absence d’erreurs qui crée la réussite, c’est la capacité à rebondir.
Tu vois, changer ton état d’esprit, c’est passer d’une logique de culpabilité et de perfection à une logique de progrès, d’habitude et de résilience.
La procrastination n’est pas une fatalité.
Tu l’as vu tout au long de cet article : elle se combat non pas par de grands bouleversements, mais par une succession de petits pas concrets.
Chaque fois que tu avances, même d’un centimètre, tu réduis son pouvoir et tu renforces ta confiance.
Alors je te propose un défi simple, mais puissant : choisis UNE tâche que tu repousses depuis trop longtemps (remplir un papier administratif, passer un coup de fil, ranger un coin de ta maison, avancer sur un projet qui te tient à cœur) et commence-la aujourd’hui.
Pas demain, pas “quand tu auras le temps”.
Aujourd’hui.
Même si ce n’est qu’un début, ce premier geste enclenche une dynamique.
Et toi, quelles sont tes meilleures astuces pour dompter la procrastination ?
Partage-les en commentaire, car ton expérience pourrait aider d’autres lecteurs à passer à l’action.
Si ce sujet résonne pour toi, je t’invite à découvrir mon livre : « Je change de vie à plus de 50 ans et prends le chemin de la liberté financière… ».
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